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samedi 27 juin 2009

Tenue de sapeur télégraphiste du 18ème régiment du génie


Tenue bleu horizon modèle 1914-1918 du 18ème régiment du Génie, comprenant : un pantalon, une vareuse, une paire de guêtres et une paire de brodequins en cuir, un ceinturon et un casque (Propriété du musée du 18ème RT).
Insignes de col tissu du 18ème RG
Insigne de spécialité de télégraphiste
Galons brodés sur la manche



















Guêtres de cuir




22 janvier 1925 - Défilé apèrs la remise du drapeau au 18eme RG à Nancy.

jeudi 21 mai 2009

Chefs de corps du 18ème Régiment du Génie de Nancy



Colonel ROLLIN 1er chef de corps de 1923 à 1928

Colonel SIVOT - 1928 à 1932

Colonel SAINTAGNE - 1933

Colonel CHANCENOTTE - 1934 à 1936

Colonel GOETSCHY - 1936 à 1938

Colonel GILSON dernier chef de corps avant la dissolution en 1939

dimanche 22 juin 2008

Recherches historique concernant le soldat SCHUSTER Henri, né le 29/09/1915 à MACKWILLER (67)

Depuis quelques temps, le petit fils de ce vétéran tente de retracer le parcours de son grand-père pour la période 1937 - 1945 afin de réaliser un mémoire en son honneur.

Nous savons par exemple qu'il a été incorporé au 18ème régiment du génie à NANCY (54), le 15 octobre 1936 sous le numéro matricule 35/672/01528.

7 novembre 1936 quelques jours après son incorporation à Nancy
Caserne de Nancy

Il a également été rappelé en 1938 par les autorités françaises comme c'était le cas pour des centaines de milliers de soldats.

Il a rejoint son unité et a été rapidement déplacé sur BITCHE (57) avant de rejoindre une unité du RIF sur la ligne Maginot secteur fortifié de ROHRBACH (57).
16 décembre 1937 à Bitche

10 mai 1940 au nord-est de ACHEN (57) le soldat SCHUSTER et ses camarades
dans quelques jours ils seront prisonnier

Le 21 juin 1940, il a été fait prisonnier par les Allemands et transféré dans un stalag sous l'identité suivante : soldat SCHUSTER Henri, né le 29/09/1915 à MACKWILLER (67), unité militaire 18ème régiment du Génie, 17ème Compagnie, 52ème division.
Insigne du 18ème RG et du détachement de Metz

Mr SCHUSTER recherche toutes photographies, tout écrit ou encore tout journal de marche du 18ème RG pour la période septembre, octobre, novembre et décembre 1937 alors que le régiment se trouvait à BITCHE (57) et évidemment pour la période 1939 et 1940 lors de l'invasion des Allemands sur le secteur fortifié de ROHRBACH (57).

Pouvez vous l'aider ? D'avance merci.
schusterpa@aol.com

vendredi 8 février 2008

Historique du 18ème RT - 1939 à 1951 Dissolutions et créations successives

2 septembre 1939 : le 18ème Régiment de Génie est dissous pour former les compagnies télégraphiste et radio télégraphiste de Division et Corps d'Armée le long de la frontière qui vont assurer les communications des grandes unités des armées : la 4ème Armée, 3 corps d'armée, 9 divisions d'infanterie et 1 division de cavalerie.

En temps de paix c'est le 4° Bataillon du 18° Régiment du Génie qui assure la gestion, l'entretien et les travaux relatifs au réseau de transmission de la Région Fortifiée de Metz.

La guerre necessitant un effectif bien plus important que celui du temps de paix entraine dés la mobilisation la dissolution des régiments du Génie. Les effectifs de ces régimenst sont alors regroupés en bataillons du Génie de Forteresse, chaque bataillon couvrant un secteur fortifié.

Ces bataillons sont composés de deux compagnies d’ouvriers du Génie et de deux compagnies chargées de l’exploitation et de l’entretien du matériel téléphonique (Cies 20x/81) et du matériel de radiotélégraphie (Cies 20x/82) .
Central principal de l'ouvrage du Galgenberg

Elles sont placées sous le commandement de l’officier placé à la tête de la compagnie du temps de paix devenu Commandant des transmissions du secteur fortifié dés la mobilisation et basé au PC du secteur.

Les sous officiers en place dés le temps de paix et les sapeurs ayant pris une part active à la construction du réseau (dits sapeurs anciens) qui constituaient l’effectif de la compagnie du temps de paix forment dés la mobilisation l’encadrement des nouvelles compagnies constituées.

Secteur de Crusnes
204° Bon du Génie de Forteresse
204/1 Cie et 204/2 Cie
204/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
204/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Thionville
203° Bon du Génie de Forteresse
203/1 Cie et 203/2 Cie
203/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
203/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Boulay
202° Bon du Génie de Forteresse
202/1 Cie et 202/2 Cie
202/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
202/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de Faulquemont
201° Bon du Génie de Forteresse
201/1 Cie et 201/2 Cie
201/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
201/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Secteur de la Sarre
208° Bon du Génie de Forteresse
208 /1 Cie et 208/2 Cie
208/81 Cie de Sapeurs Télégraphistes
208/82 Cie de Sapeurs Radio Télégraphistes

Troupes de forteresse - 25 juin 1940 - Equipage et antenne fixe du poste radio
en place sur le mur de la casemate du Pont Saint-Louis

La compagnie mixte des transmissions 48/84 est affectée à la 2ème Division Légère de Cavalerie, chargée sous les ordres du Général BERNIQUET de BARRER devant Saint Valéry la route de la mer, 11 juin 1940. Elle est citée à l'odre de l'Armée. La 4ème compagnie en est l'héritière.

Avril 1940 dans les ardennes - 18 RG 2eme DLC
Sgt RENAUD Sgt ROIRET

Les difficultés pour communiquer éprouvées en mai 1940 mettent en évidence une insuffisance de moyens et la nécessité de soustraire les transmissions à la tutelle du génie.

1er juin 1942 : la subdivision « Sapeur Télégraphistes » du Génie devient l’Arme des Transmissions, par décret ministériel n° 3600/EMA/1 du 4 mai 1942, les transmissions deviennent une arme distincte du génie, au sein de l’armée d’armistice.Afrique du Nord entraîne l’invasion de la zone libre par l’armée allemande, et la fin de l’armée d’armistice. Néanmoins, le général Merlin prend à Alger la destinée de l’arme en main. Les transmetteurs reprennent le combat dans les campagnes de Tunisie, d’Italie, de France et d’Allemagne. Afin de privilégier l’engagement des hommes au combat, le général Merlin ouvre l’accès des transmissions aux femmes pour occuper des postes de centralistes téléphoniques et télégraphiques, et d’exploitants radio. Naît ainsi le corps féminin des transmissions. Ces spécialistes seront communément appelées « les Merlinettes ». Certaines participeront aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne.

10 février 1945 : création de 4 Centre d'Instruction et d'Organisation des Transmissions.Le C.I.O.T. 618 est stationné au camp STEHELIN à CAUDERAN près de BORDEAUX.

1er novembre 1945 : le 18ème Régiment des transmissions est créé à GRENOBLE, à partir du CIOT 618 et reçoit pour drapeau l’ancien emblème du 18ème Régiment de Génie démarqué « TRANSMISSIONS ». La plupart des unités entrant dans sa composition, issues des détachements des 1er CA, 2ème CA, 3ème DIA, 5ème DB, 10ème DI, ont fait campagne en AFN, en Italie, en France et en Allemagne avec la 1ère Armée.

Parmi ces unités, la compagnie de transmissions 807 est citée à l'ordre du corps d'armée avec attribution de la croix de guerre et étoile de vermeil. Ses fait d'armes reconnus vaudront au drapeau du régiment de porter l'inscription "Allemagne 1945" dans ses plis.

Les compagnies 806/1 et 806/3 dont les 1ère et 3ème compagnies sont héritières, ont été citées, elles aussi, à l'ordre du corps d'armée.

Dissous le 15 mars 1946, il est reconstitué le 1er mai de la même année à STEINBACH en ALLEMAGNE à partir des réserves de la 1ère armée. Cependant, la tradition voulant que le « 18 » soit un régiment de Lorraine, un second 18ème régiment de transmissions est créé le 1er avril 1947 à METZ (caserne GRANDMAISON à METZ pour le 1er bataillaon et caserne MOLITOR à NANCY pour le second). Les deux « 18 » vont coexister pendant trois mois avant que le « 18 » d’Allemagne ne prenne le numéro « 42 » le 18 juin 1947.


31 décembre 1947, le 18ème Régiment de transmissions de Metz est dissous. Les 2 bataillons autonomes deviennent le 18ème Bataillon stationné à METZ et le 118ème Bataillon stationné à NANCY et assurent la garde du drapeau.

Insigne du 118ème BT à Nancy

1er avril 1951 : le régiment est reconstitué à METZ à partir du 18ème Bataillon de Transmissions.


18 août 1951 : le 18ème Régiment des Transmissions rejoint EPINAL, dans les quartiers de la VIERGE.

Historique du 18ème RT - Des origines au 18ème Régiment du Génie

C’est au ministère de la Guerre qu’est confiée par la Convention, en 1793, la responsabilité des premières liaisons Chappe, et ce n’est qu’après le rétablissement de la paix, en 1798, qu’est créé pour les gérer, un service particulier, l’Administration des télégraphes, qui relève du ministère de l’Intérieur et détache auprès des armées en cas de besoin les moyens qui lui sont nécessaire.
La commission présidée par le maréchal Niel, qui est chargée d’étudier une réforme de l’armée après les déboires de la campagne du Mexique, fait adopter la création d’un service télégraphique aux armées, dont les moyens seront engagés de façon désastreuse au cours de la campagne de 1870.

En 1875, l'administration des postes et télégraphes est chargée de la mise sur pied, à la mobilisation, des unités de télégraphe militaire. Une partie des personnels de cette administration est militarisé en cas de guerre, pour former ce que l’on appelle alors, les unités de « La Bleue » en raison de la couleur des parements de l’uniforme porté par ces personnels militarisés. C’est en souvenir de ces unités que l’arme des transmissions adoptera le « bleu-de-ciel » comme couleur de tradition.

Mais les personnels ne sont pas suffisamment qualifiés. Il est nécessaire de dispenser l'instruction dans un milieu militaire. A ce titre, une école de télégraphie militaire est installée au Mont Valérien, site choisi pour les capacités offertes en télégraphie optique. Le futur général Ferrié sera instructeur dans cette école puis en deviendra directeur en 1897.

Par une loi du 24 juillet 1900, l'école est transformée en un bataillon de sapeurs télégraphistes à trois compagnies, qui relève du 5e Régiment du Génie de Versailles.

Par un décret du 21 juin 1901, le nouveau bataillon prend la dénomination de 24e Bataillon du Génie.

En 1910, ce bataillon devient une "unité formant corps" à neuf compagnies, stationnées au Mont-Valérien et à Rueil. Des détachements de ce bataillon participent, entre autres, à la campagne du Maroc.
30 mars 1912, les unités de télégraphie militaire de métropole sont regroupées au sein d'un seul régiment, créé le 1er janvier 1913 au Mont-Valérien, et qui prend l'appellation de 8e Régiment du Génie. Son premier chef de corps, le colonel Linder reçoit son drapeau des mains du président de la République, Raymond Poincaré, lors de la revue de Longchamp du 14 juillet 1913.

Par une loi du 30 mars 1912, les unités de télégraphie militaire de métropole sont regroupées au sein d'un seul régiment, créé le 1er janvier 1913 au Mont-Valérien, et qui prend l'appellation de 8e Régiment du Génie. Son premier chef de corps, le colonel Linder reçoit son drapeau des mains du président de la République, Raymond Poincaré, lors de la revue de Longchamp du 14 juillet 1913.
31 juillet 1913 -Première cérémonie de présentation au drapeau

En 1914, il est chargé de mettre sur pied un effectif d'environ 7000 hommes qui se répartit en 73 détachements. Le régiment se transforme ensuite en un dépôt de guerre articulé en 6 compagnies puis il est transféré à Angoulême le 1er septembre 1914.

En 1918, l'effectif du régiment atteint 55 000 hommes, dont 1000 officiers.

L'action des sapeurs télégraphistes est héroïque. Ils déroulent leurs câbles sous la mitraille et les obus, avancent à la vitesse des vagues d'assaut jusqu'en première ligne, rampent pour réparer les fils coupés, récupèrent le matériel lors des replis et exploitent les centraux de campagne dans les pires conditions, parfois en présence de gaz toxiques.

Sapeurs-Télégraphistes

Le détachement de la 38e division d'infanterie, sous les ordres des lieutenants Merlin, Pichery, Pauwels et Sambuc, s'illustre tout particulièrement et obtient la croix de guerre avec palme le 13 novembre 1917. Deux nouvelles citations, avec étoile de vermeil et palme s'ajoutent le 19 avril 1918 et le 12 janvier 1919. Par une décision du 12 janvier 1919, ce détachement est autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Les sacrifices consentis par le régiment sont énormes. Les pertes sont de 1 500 tués et de 6 000 blessés. Le nombre de ceux qui ont au moins une citation individuelle est de 15 000. 84 unités ont fait l'objet d'une citation collective. A l'inscription "MAROC 1907-1913", le drapeau ajoute les inscriptions ""FLANDRES 1915", "VERDUN 1916", "LA SOMME 1916" et "LA MALMAISON 1917".

Tout au long de la Première Guerre mondiale, le 8e régiment du génie restera l’unique unité de sapeurs télégraphistes. Il termine la guerre avec un effectif de 55 000 hommes, dont 1 000 officiers. La première Guerre Mondiale est le premier conflit dans lequel les télécommunications militaires ont joué un rôle important. C’est également celui qui voit la naissance de ce qui deviendra, plus tard, la guerre électronique (écoutes et radiogoniométrie).

En juillet 1919, le régiment est transféré d'Angoulême à Tours. Après la démobilisation il s'articule en quatre bataillons et deux compagnies :
armée du Rhin ;
  • 1er bataillon à l'armée du Rhin ;
  • 2e bataillon à Tours ;
  • 3e bataillon à l'Armée d'Orient ; 
  • 4e bataillon à Toul par tradition ce sera désormais un régiment lorrain; 
  • compagnie radio SR 3 à Paris, dont la station de la tour Eiffel;
  • compagnie radio SR 4 à Lyon.
Le 8ème Régiment du Génie donne naissance à de nouvelles formations de télégraphistes, ancêtres des unités de transmissions actuelles :
  • Le 1er avril 1919, les unités du Maroc sont regroupées pour former le 33ème bataillon qui devient le 41ème Bataillon du Génie le 1er janvier 1921.
  • Le 18 septembre 1920 : le 4ème bataillon de Toul devient le 48ème Bataillon du Génie.
  • Le 1er mai 1921, les compagnies de l'armée d'Orient donnent naissance au 43ème Bataillon du Génie dont l'état-major est à Beyouth (Liban) (actuellement traditions reprises par le 43ème BT à Orléans).
  • Le 1er octobre 1921, le 1er bataillon devient le 42ème Bataillon du Génie à Mayence (Allemagne)
  • Le 10ème bataillon du génie qui donna naissance au 45e régiment de transmission à HUSSEIN DEY (Algérie),
  • En 1930 : le 28ème régiment du Génie à MONTPELLIER,
  • Le 38ème régiment du Génie à MONTARGIS…
10 avril 1923 : naissance du 18ème Régiment de Génie constitué de 2 bataillons à NANCY. Le 18ème RG est l'héritier des traditions de ces valheureux sapeurs télégraphistes de l'Armée MANGIN.

Fin de l'année 1923 : le 18ème Régiment du Génie passe à 4 bataillons :
- le 1er et le 2ème stationnent à NANCY,
- le 3ème bataillon se trouve à LILLE,
- le 4ème bataillon stationne à GRENOBLE.


1er janvier 1925 : Le Général ROLLIN, son premier chef de corps reçoit le drapeau.

1er mai 1929 : dissolution du 3ème bataillon du 18ème Régiment du Génie et création du 28ème Régiment du Génie par fusionnement du :
- 4ème bataillon du 18ème Régiment du Génie, stationné à GRENOBLE,
- 4ème bataillon du 8ème Régiment du Génie, stationné à TOULOUSE.

5 mai 1929 : le 42ème Bataillon de Génie, unité des sapeurs télégraphistes, devient le 3ème Bataillon du 18ème Régiment de Génie à MAYENNE.

29 juin 1930 : le 3ème bataillon du 18ème Régiment du Génie rejoint les deux bataillons à NANCY. Les 1er et 2ème bataillons deviennent des bataillons de campagne (normaux) et le 3ème devient un bataillon de région fortifiée.

En 1935 : le 4ème bataillon est crée à METZ.

De 1935 à 1940, la ligne Maginot s’appuyait en grande partie sur l’efficacité de son système de Transmissions. Celui ci , principalement axé sur le téléphone nécessitait une infrastructure unique couvrant l’intégralité du front fortifié.
La construction, l’entretien et l’exploitation de ce réseau sont confiés dés le temps de paix aux compagnies de sapeurs télégraphistes dans le secteur qu'elles ont chacune en charge. Le commandant de compagnie ou le chef de détachement est le Chef du chantier transmissions de la Chefferie des Travaux du Génie.

Dans le Nord Est c’est au 18° Régiment du Génie qu’échoit cette mission :

Le quatrième bataillon formé de quatre compagnies est basé à Metz. Ce bataillon couvrira les quatre secteurs composant la Région Fortifiée de Metz.
18ème RG , 4ème Bataillon de Metz

Le troisième bataillon cantonné à Nancy est composé de trois compagnies affectées chacune à un secteur fortifié couvrant la région fortifiée de la Lauter.
Du fait de l’importance des effectifs et de la spécificité de la tâche, il était prévu que ces deux bataillons fusionnent en 1939 pour ne former qu’un seul régiment. La mobilisation rendra impossible cette mise sur pied .

8ème RST

Jusqu'au deuxième conflit mondial, le régiment va former des générations de sapeurs télégraphistes.